Sur le chemin de l’école…

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Y-a-t-il un âge au delà duquel poursuivre ses rêves devient ridicule?

Et ben, non cet âge n’existe pas. Souvent, nous autres, adultes, nous nous créons des obstacles qui n’existent pas. Il n’est pas facile de reprendre le chemin de l’école, certes, mais n’est il pas encore plus dur de se rendre chaque jour dans une entreprise que l’on méprise , réaliser une tâche qu’on exècre? Vous me direz qu’il y a le côté financier… J’en conviens. Mais en se privant en peu… Rien n’est impossible. Cela n’a jamais été un frein pour ma part. J’aime encore plus les pâtes si elles ont ce goût d’épanouissement!

32 ans, je cours après mon rêve. Je n’arrive pas à abandonner, je ne m’y suis jamais résolu. Je vis comme une étudiante, et j’avoue que j’aime cela. Apprendre chaque jour de nouvelles choses, s’intéresser à des domaines qui m’ étaient étrangers, tout cela participe à la construction de mon être mais aussi à m’offrir un regard bien plus humble et clément sur la vie. J’aime à contempler le chemin parcouru. Cela n’a pas toujours été facile, surtout lorsque la médiocrité de certains formateurs se révèlent à nous et que ceux-ci même apportent des jugements illégitimes sur notre travail. Il faut garder en tête ce qui fait sens pour nous, et ainsi qui nous sommes. Apprendre, se confronter à ce temps de latence et d’insécurité qui précède la connaissance, n’est pourtant pas si glorifiant que cela. Apprendre, c’est aussi mesurer l’ampleur de tout ce que nous ne savons pas encore. C’est plus simple de rester dans l’ignorance parait-il. Plus simple pour qui ? Vivre, c’est aller jusqu’au bout de ses envies et c’est ressentir. Il ne faut pas s’empêcher de ressentir ses envies… Vivre, n’est pas survivre. Vivre, c’est s’épanouir, sinon rien n’a de sens. Et, le sens est la seule chose qui nous tient, nous autres, hommes.

Me voici donc en train de tenter de prendre la place que j’ai cru toujours devoir prendre. Enseigner.

Pourquoi enseigner? Cette question n’admet pas de réponses précises, mais se traduit pour ma part par une sensation inexplicable qui brûle intensément dans mon ventre et dans mon esprit. Il n’est pas aisé d’être un homme en devenir, et ma place est là, près de ce petit homme qui a besoin d’être rassuré et guidé dans sa quête de connaissances, et qui a besoin d’un pédagogue compétent qui n’est pas là par hasard. Ce pédagogue doit savoir « raconter la vie ». Il me reste beaucoup d’obstacles sur mon chemin, mais j’avance, en étant sûre, que cette conteuse de la vie, c’est bien moi et que tôt ou tard n’importe quel jury se verra bien forcé de le reconnaître.

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